Fatima Abderrebi a assisté le 26 mars 2026, au colloque Neurosciences Résilience à L’Assemblée Nationale, organisé par SYNEV France , association dédiée à la résilience, à la prévention des violences et à la transmission.
Ce colloque réunissait expertes, professionnelles de terrain et témoins engagées autour d’un enjeu essentiel : mieux comprendre les mécanismes de l’emprise et des violences pour mieux protéger et accompagner les victimes.
8 Expertes, 8 Femmes d’exception :
- Dr Muriel Salmona – Psychiatre
- Isabelle Steyer – avocate spécialiste des violences conjugales
- Laura Pignatel – Justice et Neurosciences
- Karine Dusfour – Journaliste et réalisatrice
- Rosalie Mann – Fondatrice de No More Plastic Foundation
- Natasha Calestrémé – Journaliste, réalisatrice et écrivaine
- Laêtitia Eido – Actrice et artiste Peintre
- Dr Coraline Hingray – Professeure des Université en psychiatrie
C’est sous l’impulsion de la députée Sandrine Josso que nous avons pu débattre et enrichir les débats pour mieux comprendre l’impact du stress et des violences sur le cerveau, avec Mme Muriel Salmona, Mme Coraline Hindray Professeure des université en psychiatrie , et toutes les expertes confirmées.
Comprendre pour mieux identifier les leviers de régulation émotionnelle pour permettre une reconstruction. C’est avec des témoignages d’artistes peintre, écrivaines, actrice et la talentueuse Karine Discours journaliste et grande réalisatrice, a qui nous devons, le grand travail autour du Cas CANTAT « De Rockstar à tueur » et aussi « Je vais te tuer », documentaire bouleversant pour mieux comprendre et vivre en situation réelle la justice des Femmes par les Femmes auprès de Madame Gwenola Joly-Coz, Ombeline Mahuzier et Éric Corbeau les Juges et Magistrat·e·s des pôles VIF (violences intra familiale).
Une introduction pertinente de Muriel Réus, Coprésidente de la commission stéréotypes et rôles sociaux. Elle est fondatrice de l’association Femmes Avec, association engagée dans la lutte contre toute forme de violence. Elle est une voix influente dans les médias sur son hebdomadaire Sud Radio, et nous avons l’honneur de la compter parmi nous au sein du conseil d’administration de l’Assemblée des Femmes.
Toutes s’unissent pour dire que la formation des professionnels est primordiale, tous les professionnels qui gravitent autour de l’enfant des mères victimes pour un accueil digne, une écoute active, une considération pour une relation de confiance. Nous parlons souvent des policiers, gendarmes, soignants, évidemment il est important de le rappeler et c’est indispensable , mais nous devons aussi évoquer le personnel enseignant qui est en première ligne auprès des élèves, jeunes et enfants. Les médecins de famille doivent connaître les signaux d’alarme, les protocoles à déployer dès lors qu’un enfant parle, les infirmier·e·s qui pratiquent les soins au domicile doivent pouvoir repérer les situations à risques, les sages femmes, gynécologues , toute personne susceptibles de percevoir des signes de violences doivent pouvoir informer, et orienter des victimes.
Je retiens que le parcours des mères protectrices est encore un sujet délicat pour la justice, certaines d’entre elles hier parlaient de non reconnaissance , de ne plus avoir d’identité tellement elles sont laissé pour compte, non considérés par les institutions.
Elles sont continuellement misent à l’épreuve , toujours mises face à l’agresseur de l’enfant . Elles se disent toujours en lutte, ne pas avoir de répit, et pour autant continuer à travailler, à s’occuper des autres enfants, à gérer la maladie parfois, et en plus de dépenser toujours plus pour les frais de justice..
J’ai pris conscience des l’impact des violences sur la santé mentale, l’état d’angoisse permanent des victimes, cette lutte intérieure pour rester debout, droite. Les efforts de chaque jour pour ne rien laisser paraitre. Le manque absolu de prise en charge pour les victimes ! Un statut de victime pour entreprendre un travail psychologique est indispensable. Il est également primordial de former tous les professionnels , à tous les niveaux sur les violences, le mécanisme de l’emprise, du contrôle coercitif afin de pouvoir détecter et savoir orienter…
Croiser les regards permets de faire bouger les lignes, oui, mais je me rends compte que la justice pour les femmes est faite le plus souvent par les femmes. Il faut se le dire Les Femmes sont les alliées de la Justice ! Il est tant que les Hommes nous rejoignent dans ce combat, et dans les parquets. C’est ensemble que nous arriverons à faire reculer les violences sexuelles aux femmes et enfants.
Fatima Abderrebi



